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© Reine Aneda

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La petite fille aux rêves infinis

18/02/2019

L'histoire que je vais vous conter n'a rien d'exceptionnel, elle arrive à beaucoup de monde j'en suis certaine. C'est pour cela que j'ai eu envie de la partager. Pour peut-être permettre à quelqu'un-e de se sentir moins seul-e, de se sentir compris-e, et d'être soulagé-e car on vient tous sur terre avec de nombreux espoirs.

 

Il était une fois, une petite fille qui avait des rêves infinis.

Cette petite fille était venue sur terre volontairement avec l'immense élan de pouvoir vivre et réaliser ses rêves.

 

Elle rêvait de parents qui l'accueilleraient et l'aimeraient sans conditions.

Très vite, elle s’aperçut qu'elle dépendait de ses parents et surtout qu'ils avaient le pouvoir de décider de tout, également en ce qui la concernait. Elle n'avait pas son mot à dire. On ne lui posait jamais de questions sur ce qu'elle voulait, sur ce qu'elle ressentait. Mais de temps en temps c'était plus fort qu'elle, elle avait besoin de s'exprimer ; alors elle disait « NON ! » et elle criait ! Les adultes autour d'elle lui répondaient qu'on ne lui demandait pas son avis, qu'elle faisait un caprice et que si elle continuait elle serait punie. La petite fille faisait donc tout ce qu'on lui disait, sans poser de question, sans rechigner. Elle se dit que, si elle s'exprimait, elle rendrait les autres malheureux et on ne l'aimerait plus. Du coup elle gardait pour elle tout ce qu'elle ressentait. Si parfois ça sortait malgré elle, ce n'était qu'à travers des larmes de souffrance et d’inquiétude.

 

La petite fille rêvait d'un monde de paix et d'amour.

Toute petite on lui apprit qu'il y avait un Dieu qui n'était qu'amour et bonté. Et la petite fille y croyait. Elle apprenait à vivre dans l'amour, la bonté, la solidarité avec la religion. Mais quand elle sortait de la messe elle entendait les gens qui se critiquaient les uns les autres : la manière dont le prêtre parlait de la bible, comment telle personne chantait bien ou mal... Et elle ne comprenait pas. Pendant une heure ils avaient parlé de bienveillance et de vivre ensemble et une fois dehors tous semblaient avoir oublié et être passés à autre chose.

 

La petite fille rêvait d'une belle planète bleue et verte...

On lui avait appris que « Dieu » avait créée la terre ainsi que toutes les belles choses dessus. Elle savait que la nature qui l'entourait était merveilleuse et fragile et qu'il fallait protéger ce cadeau. Elle adorait particulièrement les animaux et voulait les protéger, eux, qui ne pouvaient pas se défendre. Mais ses parents lui disaient « Ce n'est qu'un animal ! Ce n'est pas comme un humain ! Ce n'est pas aussi grave ! Pas aussi important ! ». Et la petite fille ne comprenait pas qu'une vie puisse avoir plus de valeur qu'une autre. Elle voyait les gens polluer, détruire, faire disparaître des plantes, des animaux... Et très peu de personne semblaient s'en inquiéter autant qu'elle.

 

La petite fille rêvait de Vie et de bonheur.

Mais elle voyait des gens tomber malade, se faire la guerre, et mourir. Elle voyait des animaux disparaître, des forêts brûler, des pays exploser !

Elle commença à en vouloir à la religion.

 

« Si un Dieu existe, il ne devrait pas y avoir de guerre, de maladie ! Il devrait se préoccuper du monde  qu'il a créé! Il est où ce Dieu ?! J'en ai marre de tout ça ! La religion n'est qu'un mensonge ! Il n'y a pas de paix ! Il n'y pas d'amour ! Il n'y a que de la souffrance ! Alors non je ne vais pas vivre. Je vais survivre. Et je serai forte parce qu'il n'y a pas de place pour la faiblesse dans ce monde. Je ne me laisserais pas prendre par des sentiments futiles, et de faux espoirs ! »

 

La petite fille qui grandissait enterra alors tous ses espoirs et ses rêves. Elle les enferma à double tour, très profondément à l'intérieur. Elle ferma son cœur.

Elle choisit d'être forte. D'être drôle. Elle choisit la légèreté. Ne plus penser, juste se laisser porter, et s'adapter. Elle choisit de ne pas montrer ce qu'elle ressentait, de n'être qu'en surface. Elle construisit un bouclier, un mur pour cacher ses rêves, ses espoirs et tout ce dont elle avait besoin, au fond d'elle même. C'était plus facile comme ça. Et quand ça n'allait pas, elle avait toujours des amis pour rigoler, et puis de l'alcool pour lâcher prise et se sentir légère comme elle aime, se sentir bien sans contraintes.

 

Et puis, un jour, une douleur apparue. Petit à petit elle s'installa entre la nuque et l'épaule. Une douleur qui prenait de plus en plus de place puisqu'elle allait parfois jusqu'à lui bloquer tout le bras jusqu'au bout des doigts, et parfois toute la moitié du corps.

La fille, qui était une grande fille désormais, alla consulter toute sorte de médecins. Mais personne ne comprenait d'où pouvait venir cette douleur. On essayait de la soigner avec des massages, des médicaments... rien ni faisait, la douleur partait et finalement revenait au bout de quelques temps. Elle pouvait être si forte qu'elle empêchait la grande fille de faire quoi que ce soit. Écrire, dessiner, à laver, porter ne serait-ce qu'une assiette, tout ça lui faisait mal. La douleur se faisait de plus en plus pesante et la grande fille perdait peu à peu espoir que ça s'arrête un jour. Elle était triste, tellement triste. Puis elle découvrit d'autres sortes de médecin. Des médecins qui regardent ce qui ne va pas dans le corps, mais aussi ce qui ne va pas dans la tête. Ils ne voulaient pas juste savoir ce qu'elle ressent physiquement mais aussi ce qu'elle ressent émotionnellement. Elle apprit que la maladie, les douleurs sont des manières pour le corps d'exprimer des choses que l'on arrive pas à extérioriser, que l'on garde en soi sans prendre le temps de les régler.

 

Alors elle commença à écouter son corps, à essayer de communiquer avec lui.

Et après une longue attente, elle arriva à entendre la douleur dans son bras. Cette douleur disait :

« Je n'en peux plus, c'est trop dur. Ce n'est pas ÇA la vie que je voulais. Je ne me sens pas bien sur terre. Je n'ai plus envie d'exister. Il y a tellement de contraintes et de limites dans cette vie. »

 

Cette douleur, c'était l'enfant, la petit fille qui rêvait en elle. La grande fille pensait avoir mis de côté ses rêves d'enfant pour de bon. Elle pensait que tout ça était loin, très loin d'elle désormais. Mais voilà qu'elle se retrouvait face à elle, petite.

Et elle ne pouvait pas regarder l'enfant qu'elle était à 4 ans et la repousser, lui dire de s'en aller. Qui pourrait faire ça à l'enfant qu'il était ?

Quand elle vit cette petite fille, elle n'éprouva que de la tendresse et de la compassion.

Elle avait juste envie de l'écouter, de la consoler, de l'accueillir et de la protéger. Parce qu'elle sait que c'est tout ce que cette petite fille attend depuis si longtemps.

 

Alors la grande fille écouta la petite :

 

« Pourquoi le monde est-il si triste ? Pourquoi personne ne fait rien ? Pourquoi tant de guerres ? Pourquoi les gens se battent ? Pourquoi ils détruisent tant de choses?

Je me sens si petite et impuissante face à l'injustice du monde... Je ne sais plus quoi faire... ça demande tellement d'effort d'exister... Je n'en peux plus ! Je ne veux plus vivre tout ça ! Quand j'ai voulu venir sur terre ce n'était pas pour ça ! Je voulais vivre l'amour, la légèreté, la bienveillance !  Et là JE N'EN PEUX PLUS !

Pourquoi veut-on que je fasse des choses que je ne veux pas ? Est-ce que je ne peux pas juste ÊTRE moi ? Les gens ont peur pour moi, angoissent pour moi... Ils ont tant d'attentes et d'exigences envers moi... Je ne veux plus porter tout ce poids... Je suis fatiguée, épuisée de cette vie... C'est un fardeau immense qu'on a mis sur mes épaules sans me demander mon avis ! Tout ça m'empêche d'être moi! J'étouffe, je ne peux plus respirer, je ne peux plus vivre ! »

 

La petite fille était tellement en sanglots à l'intérieur qu’elle avait du mal à respirer, ses poumons se bouchaient, et tout son corps se crispait. Sa gorge se serra et elle ne pouvait plus parler.

Elle avait peur. Peur des sentiments intenses qui s'emparaient d'elle. C'était tellement fort...

 

L'impuissance face à cette vie, cette vie pleine de limite. Cette vie tellement dure, et même souvent cruelle.

 

Cette vie. Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je la voyais belle, joyeuse et douce. J'ai l'impression d'avoir été trompée.

 

Alors que la grande fille consolait la petite, elle prit conscience de ce qui vivait en elle : ses envies, ses désires, ses espoirs profonds. Elle prit conscience des ses rêves infinis, et de toutes ces limites qui empêchaient que ces rêves se réalisent. Elle comprit qu'elle devait faire le deuil non pas de ses rêves mais de la façon de les faire vivre.

 

Elle ne peut pas arrêter les guerres dans le monde. Mais elle peut apprendre à régler les conflits en elle et autour d'elle.

 

Elle ne peut pas sauver tous les animaux, mais elle prendra soin de ceux qui croiseront sa route.

 

Elle ne peut pas sauver la planète entière mais elle fera au mieux pour faire sa part et que son petit monde à elle, si petit soit-il au milieu de ce grand univers, soit fidèle à ses propres valeurs et à ses rêves.

 

Et c'est ainsi qu'elle apprit à vivre ses rêves INFINIS, pleinement, au plus profond de son être.

 

 

~ Reine ~

 

 

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